Nani, jeune homme fantasque et amoureux transi de sa voisine Bindu, se voit bientôt assassiné par Sudeep, un homme d’affaires sans scrupules qui convoite agressivement la charmante demoiselle. Réincarné en mouche domestique, Nani n’a cependant rien oublié de son passé. Animé d’une rage vengeresse et d’un amour toujours intact, il retrouve sa chère et tendre Bindu, qui comprend rapidement l’identité du malicieux insecte. Tous deux vont alors unir leurs forces et leur ingéniosité pour lutter contre l’infâme et tout-puissant Sudeep…
Avant La Légende de Bahubaali (2015-2017) et RRR (2022), S. S. Rajamouli s’imposait déjà comme le réalisateur le plus ambitieux et visionnaire du cinéma télougou avec ce récit de vengeance porté par… une mouche. Au carrefour des genres (comédie, romance, thriller, cartoon, sans préjudice des obligatoires scènes musicales), la quête de justice du héros revenu d’entre les morts sous la forme d’un irrésistible diptère donne lieu à des scènes d’une inventivité sidérante.
« Adoptant la perspective de son insecte vengeur, Rajamouli place sa caméra au ras des surfaces, transformant les objets du quotidien en territoire dangereux, un visage en paysage abrupt, un verre d’eau en océan déchaîné. Ce renversement d’échelle évoque les récits de miniaturisation chers au cinéma fantastique, comme L’homme qui rétrécit de Jack Arnold et L’Aventure intérieure de Joe Dante, mais Rajamouli en fait un usage autrement plus radical. Il reconfigure entièrement la géographie du film, proposant au spectateur une façon nouvelle de lire l’espace domestique, où l’habitat devient un environnement labyrinthique au sein duquel le danger comme l’astuce prennent des proportions démesurées. Il y a des séquences animées avec une profusion d’idées de mise en scène sur la violence du monde humain et animal […] »
Jérémy Chommanivong – Le Mag du ciné, 15 juin 2026
Société de production : Vaaraahi Chalana Chitram / Production : Sai Korrapati, Daggubati Suresh Babu / Scénario : S. S. Rajamouli, Janardhan Maharshi, Ashwin Gangaraju, Mankombu Gopalakrishnan, sur une idée originale de Vijayendra Prasad / Photographie : K. K. Senthil Kumar / Direction artistique : S. Ravindar / Effets visuels : Makuta VFX / Costumes : Rama Rajamouli / Coordinateur des cascades : King Solomon / Montage : Kotagiri Venkateswara Rao
Musique : M. M. Keeravaani
Avec : Sudeep (Sudeep), Nani (Nani), Samantha Ruth Prabhu (Bindhu), Adithya Menon (l’associé de Sudeep), Hamsa Nandini (Chandrakala), Crazy Mohan (le docteur), Santhanam (Govindhan), Devadarshini Chetan (la belle-sœur de Bindhu), Noel Sean (l’ami de Nani)…
Date de sortie : 28 juin 2026 / Carlotta Films (France)
Soirée dans le cadre des 20 ans de Cannibale Peluche
𝐅𝐔𝐑𝐈𝐎𝐔𝐒 𝐒𝐎𝐔𝐍𝐃𝐓𝐑𝐀𝐂𝐊𝐒 : DJ/VJ set spécial films de genre, pépites obscures et grooves infectieux // 21 H 00
Précédé d’un quizz cinéma avec cadeaux à remporter // 19 H 30
VENDREDI 22 MAI 2026 // 19H30
Le Bistrot
116, avenue René Coty – Le Havre
Entrée libre !
Possibilité de restauration sur place.
Le Furious Soundtracks est le projet alternatif d’historiens du cinéma furieusement mélomanes. Masqués, mixant sons et images, ils envahissent la piste de danse de grooves infectieux et de beats frénétiques mixés à partir de BO d’étranges films italiens, de films de la Blaxploitation ou de Bollywood, et parfois même de la musique d’ascenseur (Library Music). Et comme la musique ne suffit pas, ils gorgent les pupilles du public d’images licencieuses et psychédéliques puisées au plus profond du cinéma de genre, ce cinéma irrévérencieux de la pulsion trouble.
ESCAPE FROM THE 21st CENTURY
[从𝟐𝟏世纪安全撤离 / 𝐂𝐎𝐍𝐆 𝟐𝟏 𝐒𝐇𝐈𝐉𝐈 𝐀𝐍𝐐𝐔𝐀𝐍 𝐂𝐇𝐄𝐋𝐈]
Séance unique – 20e anniversaire de Cannibale Peluche – Cocktail offert avant la séance
En 1999, trois adolescents découvrent qu’un simple éternuement leur permet de voyager dans le temps. Propulsés dans une aventure hors du temps, ils se retrouvent chargés d’une mission capitale : sauver le monde.
« Changements de ratios, incrustations animées, effets clipesques, couleurs pétaradantes : tout y passe dans ce collage qui tient à se faire remarquer. La démarche pourrait sembler rapidement stérile, mais Yang Li l’incarne par une profonde candeur, là aussi concordante entre ses protagonistes et sa mise en images. La soif d’expérimentation d’“Escape from the 21st Century” s’interroge sur le pouvoir d’évocation d’un raccord, sur sa capacité à relier les dimensions, les époques, les décors et les psychés. »
Sociétés de production : Beijing Enlight Pictures, Desen International Media, Huanxi Media Group
Production : An Xiaofen, Hu Lizhou / Scénario : Yang Li / Photographie : Saba Mazloum / Direction artistique / Décors : Cheng Zhong / Costumes : Tang Ning / Montage : Huang Shang / Effets spéciaux : Qiao Le
Musique : Hu Xiao’ou
Avec : Ruoyun Zhang (Wang Zha), Yichen Chen (Wang Zha jeune), Elane Zhong (Liu Lianzhi), Yang Song (Wang Chengyong), Zhuozhao Li (Wang Chengyong jeune), Xiaoliang Wu (Han Guang), Yanmanzi Zhu (Yang Yi), Fanding Ma (Yang Yi jeune), Leon Lee (Paopao), Qixuan Kang (Paopao jeune), Zhengrong Wen (le patron)…
Date de sortie en salle : 27 août 2025 / Charybde Distribution (France)
LA TOUR DE GLACE
Séance unique présentée par Cannibale Peluche
JEUDI 19 MARS 2026 // 20 H 30
Cinéma Les Arts Montivilliers / 2, rue des Verdiers – Montivilliers
France – Allemagne / 2025 / 118 min / DCP / Drame fantastique
Années 1970. Jeanne fugue de son foyer de haute montagne pour rejoindre la ville. Dans le studio où elle s’est réfugiée, la jeune fille tombe sous le charme de Cristina, l’énigmatique star du film « La Reine des neiges », son conte fétiche. Une troublante relation s’installe entre l’actrice et la jeune fille.
« Dans cette atmosphère déréalisée, la cinéaste concentre son attention sur des détails minimaux, dont elle révèle le potentiel merveilleux : la lumière bleutée d’un couloir où Jeanne s’endort, le cliquetis métallique des patins sur la glace d’une patinoire qui la fascine, et surtout ce morceau de cristal subtilisé au manteau de la Reine, qui diffracte la lumière en halos mouvants semblables à des aurores boréales. Ce phénomène lumineux, central chez Andersen, est reconstitué dans l’ouverture ainsi que dans les dernières séquences du film par le tournoiement du cristal susmentionné devant la caméra. En faisant surgir le surnaturel de ces artifices rudimentaires, Hadžihalilović organise une traversée du miroir dans le sillage de Cocteau et Powell. »
Pierre-Jean Delvolvé – Critikat, 16 septembre 2025
France – Allemagne / 2025 / 118 min
Réalisation : Lucile Hadžihalilović
Sociétés de production : 3B Productions, en coproduction avec Arte France Cinéma, Davis Films, Sutor Kolonko et Albolina Film / Production : Muriel Merlin, Harald Steinwender, Rémi Burah, Victor Hadida, Olivier Père, Ingmar Trost / Scénario : Lucile Hadžihalilović, Geoff Cox, Alante Kavaite / Photographie : Jonathan Ricquebourg / Direction artistique : Sarah Deweppe / Costumes : Émilie Malfaisan / Montage : Nassim Gordji Tehrani / Sound design : Ken Yasumoto / Musique additionnelle : Olivier Messiaen (« La Fête des belles eaux », « Turangalîla-Symphonie ») Aphrodite’s Child (« It’s 5 O’Clock »)
Avec : Marion Cotillard (Cristina/La Reine des Neiges), Clara Pacini (Jeanne), August Diehl (Max), Aurélia Petit (Narratrice voix), Cassandre Louis Urbain (Rose), Valentina Vezzoso (Bianca), Marine Gesbert (Stéphanie), Gaspar Noé (Dino, le réalisateur)…
Date de sortie en salle : 17 septembre 2025 / Metropolitan FilmExport (France)
Tarif : 7 € ; tr : 6 € ; étudiants université Le Havre Normandie et campus Sciences Po Le Havre : 3 € ; adhérents (bien avisés) de Cannibale Peluche : 2 €
Film à l’affiche du 20 février au 10 mars 2026
𝐓𝐇𝐄 𝐆𝐑𝐀𝐍𝐃𝐌𝐀𝐒𝐓𝐄𝐑 [一代宗师 / YI DAI ZONG SHI]
Un film de Wong Kar-wai Chine – Hong Kong / 2013 / 130 min / DCP / VOSTF / Fresque martiale
Version longue chinoise inédite
Chine, 1936. Désigné par le Grand Maître Baosen pour lui succéder à la tête de l’ordre des Arts martiaux, Ip Man, maître légendaire de wing chun (kung-fu), doit affronter un à un les plus grands maîtres du kung-fu. Tiraillé entre un amour impossible avec Gong-er, la fille du Grand Maître et l’occupation japonaise qui plonge le pays dans le chaos, Ip Man va forger pendant vingt ans, combat après combat, sa propre légende. Synopsis : The Grandmaster | The Jokers Films
« Et il vaut mieux aussi admettre dès le départ que le grand film martial que l’on était en droit d’attendre n’aura que très peu à voir avec la démesure rococo d’un Zhang Yimou. Fidèle à son génie de peintre méditatif des sentiments et de la mélancolie, Wong Kar-wai boxe ici dans une tout autre catégorie : utiliser la fresque historique pour redonner au temps ce statut de matière à malaxer et à retravailler par le souvenir. Si l’on pense tout de suite à tout ce qui faisait la grandeur immémoriale d’“Il était une fois en Amérique”, ce n’est pas par hasard, et on précisera avec insistance que la réutilisation de la musique d’Ennio Morricone dans les dernières scènes et la tagline “Il était une fois le kung-fu” sur l’affiche n’en sont même pas les principaux vecteurs. En vérité, il y a quelque chose de typiquement leonien dans “The Grandmaster” […]. »
Sociétés de production : Wild Bunch (Paris), Block 2 Pictures (Hong Kong), Sil-Metropole Organisation (Hong Kong), Annapurna Pictures (Los Angeles), Jet Tone Films (Hong Kong), Bona International Film Group
Production : Wong Kar-Wai, Jacky Pang Yi-wah / Scénario : Wong Kar-Wai, Zou Jingzhi, Xu Haofeng / Photographie : Philippe Le Sourd / Direction artistique : Patrick Tsui Kwok-keung, Joel Chong Kwok-wing, Chris Wong Hoi-kwong / Chorégraphies : Yuen Wo-ping / Montage : William Chang Suk-ping, Benjamin Courtines, Poon Hung / Musique originale : Shigeru Umebayashi, Nathaniel Mechaly / Musiques additionnelles : Vichaya Vatanasapt / Traithep Wongpaiboon (« Action 150 »), Vinenzo Bellini (« Casta Diva »), Ennio Morricone (« La Donna Romantica », « Once Upon A Time In America: Deborah’s Theme »)
Avec : Tony Leung Chiu-wai (Ip Man), Zhang Ziyi (Gong Er), Chang Chen (La Lame), Zhao Benshan (Ding Lianshan), Xiao Shenyang (San Jiang Shui), Shang Tielong (Jiang), John Zhang Jin (Ma San), Yuen Woo-ping (Chen Huashun), Lau Kar-Yung (Yong, maître du Hung Gar), Cung Le (Iron Feet / Tie Wa Qi), Jeana Ho Pui-yu (une courtisane du Pavillon d’or), Elvis Tsui Kam-kong (le patron du Pavillon d’or)…
Date de sortie initiale : 17 avril 2013 / Wild Bunch Distribution (France)
Date de reprise : 25 février 2026 / The Jokers (France)
THE KING OF PIGS
𝐓𝐇𝐄 𝐊𝐈𝐍𝐆 𝐎𝐅 𝐏𝐈𝐆𝐒
[돼지의 왕 / DWAE-JI-UI WANG]
Kyung-min et Jong-suk, deux anciens camarades de classe, se retrouvent à l’occasion d’un repas. Occultant leurs échecs respectifs, ils se remémorent la terreur et les attaques des cruels « dogs » sur une partie des élèves, les « pigs ». Kim Chul sera le seul élève à se rebeller. Derrière ce véritable héros, les deux hommes revisitent l’histoire tourmentée qui les lie l’un à l’autre.
« Yeon Sang-ho s’inspire selon ses propres mots, d’œuvres comme Mystic River de Clint Eastwood et “Himizu”, le manga de Furuya Minoru. Et avant ceux-là, à l’origine il y a un rêve, autant que des expériences réelles. Au final la gravité de son sujet est bien tangible : la vie adolescente sans pitié, sans repère, sans appui, est montrée comme le départ vers une vie adulte, elle aussi dans une lutte sans issue. Ainsi, Yeon Sang-ho conçoit une œuvre difficile à digérer, forte et franche, une réussite du cinéma d’animation non conventionnel. »
Alexandra Bobolina – eastasia.fr, 31 décembre 2016
Corée du Sud / 2011 / 97 min
Réalisation : Yeon Sang-ho
Production : Young-kag Cho / Scénario : Yeon Sang-ho / Direction artistique : Woo Je-keun / Montage : Yeon Sang-ho, Lee Yeon-jeong
Avec : Yang Ik-joon (Jung Jong-suk), Oh Jung-se (Hwang Kyung-min), Kim Hye-na (Kim Chul), Park Hee-bon (Hwang Kyung-min jeune), Kim Kkob-bi (Jung Jong-suk jeune), Jo Yeong-Bin (l’inspecteur), Kyung-soon (la mère de Jong-suk)…
Sortie : 03/11/2011 (Corée du Sud) ; 04/11/2020 (France)
Tarif : 7 € ; tr : 6 € ; étudiants université Le Havre Normandie et campus Sciences Po Le Havre : 3 € ; adhérents (bien avisés) de Cannibale Peluche : 2 €
Interdit – 12 ans
Film à l’affiche du 2 au 12 janvier 2026 (Cinéma Le Studio, Le Havre)
𝐋’𝐄𝐂𝐇𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐃𝐄 𝐉𝐀𝐂𝐎𝐁
[JACOB’S LADDER]
Un film d’Adrian Lyne
États-Unis / 1990 / 115 min / DCP / VOSTF / Horreur
Jacob Singer est un blessé de la guerre du Vietnam rapatrié aux États-Unis. Depuis son retour au pays, il est obsédé par les images de cette guerre qui hantent son esprit. Il se sent pourchassé par des démons sans visages et sent autour de lui des forces hostiles qui cherchent à le tuer…
« Lyne [use] de la distorsion comme d’une métaphore : ce qui se tord à l’écran c’est la perception même de Jacob, mise en déroute par le feuilletage temporel où sa conscience se balade dans une série de rêves enchâssés (il rêve qu’il rêve qu’il rêve, etc.) Car le film est avant tout une méditation sur la mémoire blessée qui interroge moins les fantômes surnaturels que ceux d’une sale guerre que la nation peine encore à digérer – avec en sous-texte les expériences hallucinogènes que le gouvernement aurait menées sur des soldats au Vietnam. »
Nathalie Dray – Libération, édition des 20 et 21 décembre 2025
𝐋’𝐄𝐂𝐇𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐃𝐄 𝐉𝐀𝐂𝐎𝐁
[JACOB’S LADDER]
États-Unis / 1990 / 115 min
Réalisation : Adrian Lyne / Société de production : Carolco Pictures / Production : Alan Marshall, Bruce Joel Rubin (producteur associé), Mario Kassar, Andrew Vajna (producteurs délégués) / Scénario : Bruce Joel Rubin / Photographie : Jeffrey Kimball / Direction artistique : Jeremy Conway, Wray Steven Graham / Montage : Tom Rolf, Peter Amundson (montage additionnel), B.J. Sears (montage additionnel) Musique originale : Maurice Jarre
Avec : Tim Robbins (Jacob Singer), Elizabeth Peña (Jezzie), Danny Aiello (Louis), Matt Craven (Michael), Pruitt Taylor Vince (Paul), Jason Alexander (Geary), Patricia Kalember (Sarah), Eriq La Salle (Frank), Ving Rhames (George)…
Date de sortie initiale : 16 janvier 1991 (France)
Hong Kong / 1992 / 130 min / DCP / VOSTF / Polar apocalyptique
Interdit – 12 ans
Film programmé du 26 novembre au 9 décembre 2025 (Cinéma Le Studio, Le Havre)
Tarif : 7 euros ; tr : 6 euros ; étudiants université Le Havre Normandie et campus Sciences Po Le Havre : 3 euros ; adhérents (bien avisés) de Cannibale Peluche : 2 euros
Hong Kong 1997. Les Britanniques vont rendre dans quelques mois à la Chine populaire une ville corrompue par le crime. Alors que les policiers ont baissé les bras, un groupe d’inspecteurs, mené par Yuen, surnommé Tequila, décide de mettre fin à la suprématie des gangs. » L’autre force du cinéma de John Woo est d’avoir su concilier un amour du film de genre inébranlable et un discours extrêmement subversif sur la situation de Hong-Kong, ce qui dans le contexte de la colonie anglaise est foncièrement courageux. (…) À toute épreuve, outre les scènes d’action les plus hallucinantes jamais tournées (en particulier le fameux plan-séquence final) est un véritable film d’adieu de John Woo à la colonie britannique. Adieu aux maisons de thé, au cinéma de Chang Cheh et surtout adieu aux héros, qui sont déjà des fantômes en devenir, des spectres conscients de la futilité de leur mission. « Julien Carbon – Le Cinéphage no 12, mai-juin 1993
PAUL
Séance proposée par Cannibale Peluche dans le cadre du Mois du film documentaire
Jeudi 27 novembre à 20 h 30 – Le Hangar Zéro – 37, quai de la Saône, Le Havre
Entrée libre
PAUL de Denis Côté (Coop Vidéo Montréal, Canada, 2025, 1 h 27) – Public averti
Sujet à la dépression et à l’anxiété sociale, Paul mène une vie routinière et solitaire à la maison. Grand fan de l’univers d’Alice au pays des merveilles, il réfléchit constamment à comment rendre son monde plus lumineux et candide. L’une de ces solutions a été de trouver une sécurité et un refuge dans la servitude de femmes autoritaires qui l’accueillent pour exécuter des tâches ménagères. Loin d’un quotidien qui peut vite lui paraître anxiogène, Paul devient le soumis Cleaning Simp Paul. Fortement absorbé par son profil Instagram, Paul s’exile dans une aventure virtuelle fantaisiste et thérapeutique qu’il a surnommée Cleaning to Save My Life. Un reelInstagram à la fois, Paul n’abandonne jamais son combat de trouver une paix intérieure tout en rendant heureuses ses dommes préférées.
À l’aide d’une caméra observatrice et sans jugement, Paul présente un individu atypique et attachant qui témoigne à sa façon de notre quête parfois insolite vers le bien-être.
Cinéma Les Arts / 2, rue des Verdiers – Montivilliers : www.les-arts-cinema.com /Tarif unique : 5,90 € / Interdit – 12 ans
VENDREDI 31 OCTOBRE 2025 // 20 H 30
Un film de Wes Craven
États-Unis / 1989 / 109 min / DCP / VOSTFR / Horreur / Version restaurée 4K
Horace Pinker, criminel particulièrement sanguinaire, est enfin retrouvé par la police, grâce aux rêves prémonitoires d’un jeune garçon. Condamné à la chaise électrique, Pinker attend sans angoisse l’exécution de sa peine. En effet, il sait pouvoir résister à une charge de 200 000 volts…
« Détournant un stéréotype de teen movies (le beau gosse sportif) jusqu’à en faire un personnage tragique, pour finalement le plonger dans un monde de cartoon, écho aux poursuites entre Bip Bip et Coyote, Craven multiplie les effets de décalage, du grotesque à la dramaturgie, car c’est ainsi que sont considérés les meurtres au sein des journaux télévisés : du pure entertainement et rien de plus. Le petit écran pour Craven est une incarnation contemporaine des rouages de l’inconscient, de la pulsion de mort au refoulé de l’individu, ce que suggérait déjà Cronenberg en écrivant Vidéodrome. »
États-Unis / 1989 / 109 min / DCP / VOSTFR / Horreur / Réalisation : Wes Craven / Production : Marianne Maddalena, Barin Kumar / Coproduction : Peter Foster, Robert Engelman / Scénario : Wes Craven / Photographie : Jacques Haitkin / Décors : Cynthia Kay Charette / Direction artistique : Randy Moore / Montage : Andy Blumenthal / Musique originale : William Goldstein
Chansons : The Dudes of Wrath (Shocker) ; Iggy Pop (Love Transfusion) ; Dead On (Different Breed) ; Saraya (Timeless Love) ; Dangerous Toys (Demon Bell – The Ballad Of Horace Pinker) ; Megadeth (No More Mr. Nice Guy) ; Bonfire (Sword & Stone)
Avec : Michael Murphy (le lieutenant Don Parker), Peter Berg (Jonathan Parker), Cami Cooper (Alison), Mitch Pileggi (Horace Pinker), John Tesh (le présentateur du JT), Heather Langenkamp (la victime), Jessica Craven (la femme au comptoir), Richard Brooks (Rhino), Sam Scarber (Cooper), Theodore Raimi (Pac Man)…
Date de sortie initiale : 31 janvier 1990
Date de reprise 20 août 2025
Distribution : Splendor Films
CHIME + CLOUD
Double programme « Kiyoshi Kurosawa » proposé par Havre de Cinéma, dans le cadre des Inédits, et Cannibale Peluche
MARDI 23 SEPTEMBRE 2025 // 20 HEURES
Cinéma Les Arts – 2, rue des Verdiers – Montivilliers
« Du haut de ses quarante-cinq minutes, Chime s’inscrit dans la continuité du travail de Kurosawa de la fin des années 1990/début des années 2000, en particulier Kairo. Mais alors que ce dernier film cherchait dans la réalité de son époque (la large démocratisation d’internet) le déclencheur possible de la fin du monde, Chimereste à cet égard beaucoup plus énigmatique. De quoi ce carillon est-il le nom ? S’agit-il d’une sorte de mal-être urbain se diffusant dans le Japon des années 2020 ? Ou de la frustration d’un homme hanté par les opportunités manquées ? Toutes les interprétations sont possibles et les séquences, loin de se cantonner à proposer une allégorie, nourrissent une série d’expérimentations formelles pour figurer le surgissement inattendu du mal. »
Avec : Masaki Suda, Kotone Furukawa, Daiken Okudaira
Sortie salles : 4 juin 2025
Ryosuke plaque tout pour vivre de la revente en ligne. Mais bientôt, certains clients menaçants resserrent l’étau autour de lui sans qu’il en comprenne les raisons. Son rêve d’indépendance vole en éclats. Dans un Japon hyperconnecté, fuir est impossible. Surtout quand on ignore les règles du jeu.
« L’étrangeté s’installe, grandit à chaque scène, le spectateur en venant même à questionner ses sens – a-t-on vraiment vu cette présence fantomatique dans le bus ? Lorsque Ryosuke plaque Tokyo pour s’installer à la campagne et être revendeur à plein temps, la spirale s’accélère : des clients mécontents s’allient contre lui et tentent de le retrouver… Ainsi, ce qui avait débuté comme un procès à charge du matérialisme, d’un monde du travail abrutissant où les jeunes peinent à trouver leur place et plus largement du capitalisme comme addiction aliénante à la réussite, tourne au cauchemar. »
Belgique – Luxembourg – Italie – France / 2025 / 87 min / Thriller
Suite à la disparition soudaine de sa voisine de chambre, un ancien agent secret, reclus dans un palace de la Côte d’Azur, s’imagine que ses ennemis jurés refont surface. Surtout la redoutable Serpentik, qu’il n’a jamais réussi à démasquer. Oscillant entre présent et passé, il remonte le film de sa vie, au risque de découvrir qu’il n’y tenait pas forcément le meilleur rôle. Et que les diamants sont loin d’être éternels…
« Reflet dans un diamant mort est le quatrième film du duo Hélène Cattet – Bruno Forzani, explorateurs fétichistes des formes les plus excitantes de l’âge d’or du cinéma populaire des années 60 et 70. Après le giallo (dans Amer et L’Étrange couleur des larmes de ton corps) et le polar revu à la sauce spaghetti (“Laissez bronzer les cadavres”), ils sondent ici la mémoire des films d’espionnage sixties, de James Bond et ses copies européennes au Danger : Diabolik ! de Mario Bava. Prenant la forme d’un kaléidoscope, nourri de références à l’Op Art, le film questionne les principes d’hypnose et d’illusion inhérents au cinéma. […] À la fois amoureux et critique, expérimental et ironique (en gros, c’est comme si Satoshi Kon avait réalisé un OSS 117), le film vibre d’une extraordinaire pulsion de vie cinéphile. Les formes passées ne sont pas mortes : si on les regarde sous un nouvel angle, elles peuvent être rediscutées, revivifiées, ressuscitées, et rebondir ainsi à l’infini. »
Belgique – Luxembourg – Italie – France / 2025 / 87 min / Thriller
Réalisation : Hélène Cattet et Bruno Forzani / Production : Kozak Films : Coproduction : Les Films fauves / Dandy Projects / Tobina Films / Savage Film / Be Continued / Scénario : Hélène Cattet et Bruno Forzani / Photographie : Manuel Dacosse / Décors : Laurie Colson / Montage : Bernard Beets
LES CONSPIRATEURS DU PLAISIR
Projection unique présentée par Cannibale Peluche
DIMANCHE 25 MAI 2025 // 18 H – Le Bistrot – 116, avenue René Coty – Le Havre
Entrée libre !
𝐋𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐏𝐈𝐑𝐀𝐓𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐃𝐔 𝐏𝐋𝐀𝐈𝐒𝐈𝐑
[𝚂𝚙𝚒𝚔𝚕𝚎𝚗𝚌𝚒 𝚜𝚕𝚊𝚜𝚝𝚒]
Un film de Jan Švankmajer
République tchèque – Suisse – Royaume-Uni / 1996 / 75 min / Film sans paroles / Comédie surréaliste
Dans un univers grotesque et sombre où la « perversion sexuelle » des protagonistes cache la solitude désespérée de l’homme moderne, six personnages satisfont leurs désirs fétichistes et sadomasochistes après une série de préparatifs bizarres et compliqués. Cuillers, couvercles, rouleaux et planches sont les outils d’une alchimie, et notre corps le creuset d’une grande œuvre sensorielle.
Une comédie noire à propos de gens gouvernés par le seul principe de plaisir. Autrement dit, un film sur la liberté !
« J’ai emprunté le thème à Freud, qui disait qu’en chacun de nous existe un conflit entre le principe de plaisir (anti-social, anticonformiste, et qui nous conduit à suivre librement notre désir, faisant fi des scrupules sociaux) et le principe de réalité (qui est la répression moralisatrice, restrictive et écrasante amenée par la société, l’éducation et l’école). »
Jan Švankmajer
« Quand le cabinet de curiosités de Švankmajer ouvre ses portes, impossible d’en sortir. Le jugement en moins, l’auteur parle de notre plaisir à tous, bien sacré, bien secret et bien à nous, auquel on goûte les fenêtres fermées. On y aperçoit aussi par le trou de la serrure une manière de scruter la gueule de bois de la révolution de velours : se faire du bien pour oublier, se faire du bien pour exister, se retrouver et se perdre. Voilà sans aucun doute le cours de fétichisme (mais aussi de masturbation) le plus cintré et le plus passionnant de l’histoire du cinéma. »
République tchèque – Suisse – Royaume-Uni / 1996 / 89 min / VOSTF / Comédie surréaliste
Réalisation : Jan Švankmajer / Production : Jaromír Kallista, Keith Griffiths, Pierre Assouline / Scénario : Jan Švankmajer / Photographie : Miloslav Spála / Direction artistique : Jan Švankmajer, Eva Svankmajerová / Montage : Marie Zemanová
Animation : Bedrich Glaser, Martin Kublák / Musique : Bambikina (Esther Méndez)
Avec : Petr Meissel (M. Pivoine), Gabriela Wilhelmová (Mme Loubalova), Barbora Hrzánová (la postière), Anna Wetlinská (Mme Mrs. Beltinska), Jirí Lábus (le marchand de journaux), Pavel Nový (Mr. Beltinski)…
Édition : La Traverse, Les Éditions de l’Œil
ACCIDENT DOMESTIQUE
Séance unique en avant-première, présentée par Cannibale Peluche
MARDI 6 MAI 2025 // 20 H 30
Cinéma Les Arts / 2, rue des Verdiers – Montivilliers
María et Jesús, jeunes parents mais déjà un peu vieux couple, décident d’acheter une table basse. Jusqu’ici rien d’anormal. Pourtant, lors de la périlleuse phase de montage de la table, une simple vis manquante transformera bientôt leur existence en un véritable enfer.
« À partir d’une première situation simple et absurde, la dispute d’un couple autour de l’achat d’une table basse, puis d’une deuxième, une vis manquante, Caye Casas livre une comédie noire aux accents gore. Il réussit un huis clos où s’entremêlent tension, gêne et douleur, titillant constamment un rire nerveux tout en refusant les facilités (usage intelligent du hors-champ, relances narratives “éprouvantes”). The Coffee Table [Accident domestique] se rapproche à plus d’un titre du cinéma de son compatriote Álex de la Iglesia (dans la veine du Crime farpait), ce qui n’est pas un mince compliment. Il n’a pas peur de se confronter frontalement à des angoisses contemporaines qui trouvent un écho particulier dans société espagnole […] à travers un langage accessible et rentre-dedans. Sciemment provocateur, il agit moins par inconséquence ou immaturité, que par volonté de créer dialogue et débat. »
Espagne / 2022 / 89 min / VOSTF / Comédie (très) noire / Réalisation : Caye Casas / Production : Norbert Llaràs Carles, Maria José Serra /Scénario : Cristina Borobia, Caye Casas / Photographie : Alberto Morago Muñoz / Décors : Cristina Borobia, Caye Casas / Montage : Caye Casas / Musique : Bambikina (Esther Méndez)
Avec : David Pareja (Jesús), Estefanía de los Santos (María), Josep María Riera (Carlos), Claudia Riera (Cristina), Eduardo Antuña (le vendeur), Gala Flores (la jeune voisine), Cristina Dilla (la vieille voisine)…
Distribution : ESC Films
LA VENGEANCE DE LA SIRÈNE
Séance unique présentée par Cannibale Peluche
JEUDI 17 AVRIL 2025 // 20 H 30
Cinéma Le Studio – 3, rue du Général Sarrail – Le Havre
Un film de Toshiharu Ikeda – Japon / 1984 / 110 min / VOSTF / Thriller
Nouvelle restauration 2K / Inédit en France
La douce et mystique Migiwa Saeki et son grand buveur de mari, Keisuke, travaillent en couple comme pêcheurs dans un petit village de bord de mer. S’opposant avec virulence à un projet immobilier des plus inquiétants et nuisibles, le bouillonnant Keisuke se fera bientôt assassiner pour son insoumission. Laissée pour morte par les tueurs, Migiwa trouve alors refuge parmi les prostituées de l’île de Wakatano, avant d’entamer une terrible vengeance…
« Entre contemplation sous-marine, bercée par la musique de Toshiyuki Honda dont le thème a été pensé comme un requiem jazz pour le personnage de Migiwa, et l’énergie dévastatrice de la colère de son héroïne, en phase avec celle de son réalisateur, le film, n’accusant pas ses quarante ans, constitue un impressionnant et très actuel soulèvement de la mer. Charge enragée contre la nucléarisation du Japon, incroyable attentat contre les forces écocides, “La Vengeance de la sirène” est un film précieux, délicat et extrême à la fois, au croisement du mystique, de l’exploitation, du pinku, du gore, du social, du lyrique… C’est en cela qu’il se positionne au cœur du cinéma d’Ikeda, et que les nombreux miroitements qui le parcourent éclairent toute sa filmographie. »
Avec : Mari Shirato (Migiwa Saeki), Jun Etō (Saeki Keisuke), Kentarō Shimizu (Shōhei Miyamoto), Seiji Miyaguchi (Tatsuo), Junko Miyashita (Natsuko), Yoshirō Aoki (Terumasa Miyamoto), Takashi Kanda (Hanaoka, l’avocat)…
Distribution : Carlotta Films
KILL
Séance présentée par Cannibale Peluche, en partenariat avec Les Ancres Noires
DIMANCHE 16 MARS 2025 // 18H00
LIEU : Le Bistrot
116, avenue René Coty – Le Havre
Tarif : ENTRÉE LIBRE !
Un film de Romain Gary
République fédérale d’Allemagne – France – Espagne – Italie / 1971 / 107 min / VF / Policier
Années 1970, au Pakistan – Kidnappée, Emily Hamilton, femme d’un fonctionnaire d’Interpol, est délivrée par Brad Killian, un justicier solitaire. Ce dernier cherche à exterminer les membres d’un important trafic de drogue et de traite des blanches, ignorant qu’un certain Alan Hamilton fait partie de l’organisation. Emily, quant à elle, sera confrontée à la violence et à la corruption et devra faire face à la vérité concernant son mari.
« Alors que Jules Dassin adapte La Promesse de l’aube, Romain Gary décide de réitérer l’expérience au cinéma avec Kill, également connu sous le titre Police Magnum et même Kill! Kill! Kill! Kill! aux États-Unis. Il confie une fois de plus le rôle principal à sa compagne, Jean Seberg, et la plonge dans une histoire d’espionnage se déroulant au Pakistan. Tous les ingrédients du genre sont réunis : un pays exotique, des faux-semblants, des trahisons, des agents troubles, un aventurier chaud comme la b(r)aise, des poursuites (réglées et exécutées ici par Rémy Julienne), des fusillades, des suspects potentiels… On sent que le réalisateur se fait plaisir en enchaînant volontairement les clichés et Kill peut se voir comme un roman pulp en live action. Si l’on fait fi de certains effets kitsch, pour ne pas dire psychédéliques propres à son époque, Kill est une savoureuse découverte pour les cinéphiles. »
France – Espagne – Italie – République fédérale d’Allemagne / 1971 / 107 min / VF / Policier
Réalisation : Romain Gary
Production : Ilya Salkind, Dieter Geissler, Almos Mezo, Daniel Carillo
Scénario : Romain Gary
Photographie : Edmond Richard
Décors : Enrique Alarcón
Cascades : Rémy Julienne
Montage : Roger Dwyre
Musique : Jacques Chaumont, Berto Pisano
Avec : Stephen Boyd (Brad Killian), Jean Seberg (Emily Hamilton), James Mason (Alan Hamilton), Curd Jürgens (Grueningen), Daniel Emilfork (Mejid), Mauro Parenti (Cremona), José María Caffarel (Algate), Memphis Slim (lui-même), Henri Garcin (l’avocat), Víctor Israel (Baron), Aldo Sambrell (Carcopino)…
République fédérale d’Allemagne – France / 1979 / 107 min / DCP / VF / Fantastique
Au xixe siècle, Jonathan Harker se rend en Transylvanie pour vendre un manoir au comte Dracula. Sur la route, les villageois lui conseillent de rebrousser chemin mais le jeune homme refuse. Au moment de la signature, Dracula aperçoit un portrait de la fiancée de Harker, identique en tous points à sa défunte épouse. Jonathan est fait prisonnier et le comte se rend à Londres pour retrouver la jeune femme.
« Le Nosferatu d’Herzog est donc là, œuvre unique, étonnante, d’une beauté picturale qui éblouit et serre la gorge. Des couleurs qu’on dirait surréelles font frémir les images d’une sorte de délire intérieur. Rien à voir avec le fantastique traditionnel. C’est l’apparition magique, dans notre monde aux frontières rationnelles, d’un autre monde qui n’en connaît pas et où le vampire humanisé, pathétique, souffrant de ne pouvoir jamais mourir et implorant l’amour d’une femme (Klaus Kinski dépasse ici en fascinante étrangeté ses grandes créations précédentes) n’est plus seulement l’esprit du mal, mais l’ange d’une béatitude morbide. »
Jacques Siclier, Le Monde, 19 janvier 1979
𝐍𝐎𝐒𝐅𝐄𝐑𝐀𝐓𝐔, 𝐅𝐀𝐍𝐓Ô𝐌𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐍𝐔𝐈𝐓
[𝙽𝙾𝚂𝙵𝙴𝚁𝙰𝚃𝚄 – 𝙿𝙷𝙰𝙽𝚃𝙾𝙼 𝙳𝙴𝚁 𝙽𝙰𝙲𝙷𝚃]
République fédérale d’Allemagne – France / 1979 / 107 min / DCP / VF / Fantastique
Réalisation : Werner Herzog
Production : Werner Herzog Filmproduktion (München), Gaumont
Scénario : Werner Herzog, d’après le roman Dracula de Bram Stoker et le film Nosferatu, le vampire de Friedrich Wilhelm Murnau
Photographie : Jörg Schmidt-Reitwein
Décors : Henning von Gierke
Montage : Beate Mainka-Jellinghaus
Musique : Popol Vuh, Florian Fricke, Richard Wagner, Charles Gounod, Vokal Ansambl Gordela
Avec : Klaus Kinski (le comte Dracula), Isabelle Adjani (Lucy Harker), Bruno Ganz (Jonathan Harker), Jacques Dufilho (le capitaine), Roland Topor (Renfield), Walter Ladengast (le docteur Van Hesling), Martje Grohmann (Mina)…
Distribution : Gaumont
LA FILLE QUI EN SAVAIT TROP
Séance présentée par Cannibale Peluche, en partenariat avec Les Ancres Noires
JEUDI 23 JANVIER 2025 // 20 H 30
Cinéma Le Studio / 3, rue du Général Sarrail – Le Havre
Jeune Américaine en vacances à Rome, Nora Davis assiste impuissante à un meurtre. Personne ne croyant son témoignage, elle se met à accumuler les indices afin de prouver sa bonne foi. Petit à petit, ce jeu de piste la met sur la voie de la prochaine victime : elle-même…
« Si Bava s’éloigne du fantastique c’est pour mieux modeler, presque malgré lui, un genre à part entière qui fera les grandes heures du cinéma horrifique italien : le giallo. Les fondations stylistiques et thématiques sont ainsi posées dans La ragazza che sapeva Troppo et ce, dès l’un des premiers plans qui voient Nora plongée dans un roman de gare, source d’inspiration littéraire à tout ce courant initié ici. Certains personnages reprochent d’ailleurs à la jeune femme la lecture de ces polars, jugée dangereuse. Œuvre charnière dans la carrière de son auteur et dans l’histoire de l’épouvante transalpine, création d’un véritable langage cinématographique, de procédés narratifs, le long-métrage inaugure un rapport trompeur aux images. »
Production : Massimo De Rita / Scénario : Ennio De Concini, Sergio Corbucci, Eliana de Sabata, Mino Guerrini, Francesco Prosperi, Mario Bava / Photographie : Mario Bava : Direction artistique : Giorgio Giovannini / Montage : Mario Serandrei / Musique : Roberto Nicolosi / Avec : Letícia Román (Nora Davis), John Saxon (Dr Marcello Bassi), Valentina Cortese (Laura Craven-Torrani), Titti Tomaino (l’inspecteur), Luigi Bonos (Albergo Stelletta), Milo Quesada (De Vico), Walter Williams (Dr. Alessi)… / Distribution : Sidonis et Tamasa Distribution
Un film de Bill PLYMPTON – États-Unis / 2001 – 83 min / DCP / VOSTFR / Animation / Comédie satirique
Une nouvelle histoire délirante signée Bill Plympton, empreinte comme à son habitude de sexe, de violence, de folie surréaliste et de beaucoup d’humour. L’astronaute Earl Jensen s’envole pour une mission dans l’espace dirigée par le Dr Frubar, laissant derrière lui sa petite fille de cinq ans, Josie. Le lancement est un succès, mais le Dr Frubar fait croire à un incident et abandonne Earl dans l’espace. Vingt ans après, Josie, qui travaille dans un observatoire et espère toujours retrouver une trace de son père perdu dans l’espace, découvre un astéroïde sur le point de s’écraser sur la Terre. Le miracle survient : c’est la capsule de son père. Peu après, atterrit un énorme vaisseau d’où sortent cinq mutants de l’espace qui vont aider Earl à se venger.
États-Unis / 2001 / 83 min / DCP – Version restaurée / 1,66 :1 / VOSTFR / Animation / Comédie satirique
Réalisation : Bill Plympton – Production : Bill Plympton, John Holderried – Scénario : Bill Plympton – Animation : Bill Plympton – Photographie : John Donnelly – Montage : Anthony Arcidi – Musique : Hank Bones, Maureen McElheron – Distribution : ED Distribution
Avec (voix) : Dan McComas (Earl Jensen), Francine Lobis (Josie), George Casden (Dr. Frubar / le Président), Matthew Brown (Darby / Tomkins), jay cavanaugh (Boris), Amy Allison (la secrétaire), Christopher Schukai (le garde), Kevin Kolack (le prêtre), Vera Beren (la reporter)…
GET OUT
Séance unique présentée par Cannibale Peluche – Projection unique présentée par Cannibale Peluche
MARDI 24 OCTOBRE // 19 H 30 – En partenariat avec le service culturel de l’université Le Havre Normandie
Maison de l’étudiant (50, rue Jean-Jacques Rousseau) – Université Le Havre Normandie
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.
Un film de Jordan PEELE – États-Unis / 2017 / 104 min / VOSTFR / Satire horrifique
Chris est invité chez les parents de Rose, sa copine, pour le week-end. Une occasion parfaite pour rencontrer la belle famille ! Chris comprend très vite que l’ambiance ne sera pas au rendez-vous. Le comportement étrange de la famille est clairement lié au fait qu’il est noir et qu’elle est blanche. Cependant, il découvre que la vérité est bien plus dérangeante.
HOUSE
Séance présentée par Cannibale Peluche MARDI 31 OCTOBRE 2023 // 20 H 30
Japon / 1977 / 88 min / DCP / VOSTFR / Fantasmagorie
Une lycéenne rend visite à sa tante malade en compagnie de six amies. Isolées dans une grande demeure perdue au milieu de nulle part, les jeunes filles assistent à d’inquiétants événements surnaturels une fois la nuit tombée.
Avec : Yōko Minamida (la tante), Ai Matsubara (Binocle), Kimiko Ikegami (Belle), Eriko Tanaka (Melodie), Miki Jinbo (Kung-Fu), Mieko Satō (Mac), Kumiko Ōba (Fanta), Masayo Miyako (Sweet), Shiro (le chat)
Film précédé du court métrage : ÉCORCHÉE France / 2022 / 15 mn / DCP / Animation Réalisation : Joachim HÉRISSÉ
« Dans une vieille bâtisse perdue au milieu des marécages vivent deux étranges femmes, siamoises par une jambe. La nuit, l’Écorchée fait de terrifiants cauchemars où elle voit les chairs de sa sœur recouvrir son propre corps. »
En présence de Laure GOASGUEN, responsable distribution festivals ‒ Miyu Distribution.
Un film de David GREGORY
Séance unique proposée par Cannibale Peluche dans le cadre de la 24e édition du Mois du film documentaire.
États-Unis / 2019 / 100 min / VOSTFR / Documentaire
« Un réalisateur de films d’horreur retrouvé enseveli sous une dalle de béton. » Lorsqu’il fait enfin les gros titres, Al Adamson laisse au monde une œuvre aussi insolite et macabre que sa disparition.
États-Unis / 2019 / 100 min / VOSTFR / Documentaire
Réalisation : David Gregory – Production : David Gregory, Heather Buckley, Nicole Mikuzis pour Severin Films – Photographie : Jim Kunz – Montage : Michael Capone, Mark Hartley – Musique : Mark Raskin – Distribution : Severin Films
Avec : Al Adamson, Samuel M. Sherman, Chris Poggiali, Ken Adamson, Ewing Miles Brown, David Konow, Michael J. Weldon, Robert Dix, R. Michael Stringer, Michael Ferris, Gary Kent, John ‘Bud’ Cardos, Greydon Clark, Fred Olen Ray, Vilmos Zsigmond, Russ Tamblyn, Zandor Vorkov…
Réalisation : Shoko Hara – Scénario : Simon Thummet – Production : Stefan Michel – Direction artistique : Shoko Hara – Montage : Tobias Wilhelmer – Musique : Chiara Strickland – Distribution : Miyu Distribution
Corée du Sud / 1998 / 98 min / DCP / VOSTFR / Comédie noire
« La famille Kang gère une auberge de voyageurs dans une contrée perdue au milieu des montagnes. Leur premier client se suicide et la famille décide d’étouffer l’affaire pour ne pas porter préjudice aux affaires. Ce qui déclenche une série d’évènements macabres… »
Corée du Sud / 1998 / 98 min / DCP / VOSTFR / Comédie noire
Réalisation : Kim Jee-woon
Production : Lee Eun, Lee Mi-yun – Scénario : Kim Jee-woon – Photographie : Jeong Kwang-seok – Montage : Ko Im-pyo – Musique : Jo Yeong-wook – Distribution : Splendor Films
Avec : Park In-hwan (Kang Tae-gu, le père), Na Moon-hee (Mrs Kang, la mère), Song Kang-ho (Kang Yeong-min, le fils), Choi Min-sik (Kang Chang-ku, l’oncle), Ho-kyung Go (Kang Mi-na, la sœur), Lee Yun-seong (Kang Mi-su, la sœur)…