Hong Kong / 1992 / 130 min / DCP / VOSTF / Polar apocalyptique
Interdit – 12 ans
Film programmé du 26 novembre au 9 décembre 2025 (Cinéma Le Studio, Le Havre)
Tarif : 7 euros ; tr : 6 euros ; étudiants université Le Havre Normandie et campus Sciences Po Le Havre : 3 euros ; adhérents (bien avisés) de Cannibale Peluche : 2 euros
Hong Kong 1997. Les Britanniques vont rendre dans quelques mois à la Chine populaire une ville corrompue par le crime. Alors que les policiers ont baissé les bras, un groupe d’inspecteurs, mené par Yuen, surnommé Tequila, décide de mettre fin à la suprématie des gangs. » L’autre force du cinéma de John Woo est d’avoir su concilier un amour du film de genre inébranlable et un discours extrêmement subversif sur la situation de Hong-Kong, ce qui dans le contexte de la colonie anglaise est foncièrement courageux. (…) À toute épreuve, outre les scènes d’action les plus hallucinantes jamais tournées (en particulier le fameux plan-séquence final) est un véritable film d’adieu de John Woo à la colonie britannique. Adieu aux maisons de thé, au cinéma de Chang Cheh et surtout adieu aux héros, qui sont déjà des fantômes en devenir, des spectres conscients de la futilité de leur mission. « Julien Carbon – Le Cinéphage no 12, mai-juin 1993
PAUL
Séance proposée par Cannibale Peluche dans le cadre du Mois du film documentaire
Jeudi 27 novembre à 20 h 30 – Le Hangar Zéro – 37, quai de la Saône, Le Havre
Entrée libre
PAUL de Denis Côté (Coop Vidéo Montréal, Canada, 2025, 1 h 27) – Public averti
Sujet à la dépression et à l’anxiété sociale, Paul mène une vie routinière et solitaire à la maison. Grand fan de l’univers d’Alice au pays des merveilles, il réfléchit constamment à comment rendre son monde plus lumineux et candide. L’une de ces solutions a été de trouver une sécurité et un refuge dans la servitude de femmes autoritaires qui l’accueillent pour exécuter des tâches ménagères. Loin d’un quotidien qui peut vite lui paraître anxiogène, Paul devient le soumis Cleaning Simp Paul. Fortement absorbé par son profil Instagram, Paul s’exile dans une aventure virtuelle fantaisiste et thérapeutique qu’il a surnommée Cleaning to Save My Life. Un reelInstagram à la fois, Paul n’abandonne jamais son combat de trouver une paix intérieure tout en rendant heureuses ses dommes préférées.
À l’aide d’une caméra observatrice et sans jugement, Paul présente un individu atypique et attachant qui témoigne à sa façon de notre quête parfois insolite vers le bien-être.
Cinéma Les Arts / 2, rue des Verdiers – Montivilliers : www.les-arts-cinema.com /Tarif unique : 5,90 € / Interdit – 12 ans
VENDREDI 31 OCTOBRE 2025 // 20 H 30
Un film de Wes Craven
États-Unis / 1989 / 109 min / DCP / VOSTFR / Horreur / Version restaurée 4K
Horace Pinker, criminel particulièrement sanguinaire, est enfin retrouvé par la police, grâce aux rêves prémonitoires d’un jeune garçon. Condamné à la chaise électrique, Pinker attend sans angoisse l’exécution de sa peine. En effet, il sait pouvoir résister à une charge de 200 000 volts…
« Détournant un stéréotype de teen movies (le beau gosse sportif) jusqu’à en faire un personnage tragique, pour finalement le plonger dans un monde de cartoon, écho aux poursuites entre Bip Bip et Coyote, Craven multiplie les effets de décalage, du grotesque à la dramaturgie, car c’est ainsi que sont considérés les meurtres au sein des journaux télévisés : du pure entertainement et rien de plus. Le petit écran pour Craven est une incarnation contemporaine des rouages de l’inconscient, de la pulsion de mort au refoulé de l’individu, ce que suggérait déjà Cronenberg en écrivant Vidéodrome. »
États-Unis / 1989 / 109 min / DCP / VOSTFR / Horreur / Réalisation : Wes Craven / Production : Marianne Maddalena, Barin Kumar / Coproduction : Peter Foster, Robert Engelman / Scénario : Wes Craven / Photographie : Jacques Haitkin / Décors : Cynthia Kay Charette / Direction artistique : Randy Moore / Montage : Andy Blumenthal / Musique originale : William Goldstein
Chansons : The Dudes of Wrath (Shocker) ; Iggy Pop (Love Transfusion) ; Dead On (Different Breed) ; Saraya (Timeless Love) ; Dangerous Toys (Demon Bell – The Ballad Of Horace Pinker) ; Megadeth (No More Mr. Nice Guy) ; Bonfire (Sword & Stone)
Avec : Michael Murphy (le lieutenant Don Parker), Peter Berg (Jonathan Parker), Cami Cooper (Alison), Mitch Pileggi (Horace Pinker), John Tesh (le présentateur du JT), Heather Langenkamp (la victime), Jessica Craven (la femme au comptoir), Richard Brooks (Rhino), Sam Scarber (Cooper), Theodore Raimi (Pac Man)…
Date de sortie initiale : 31 janvier 1990
Date de reprise 20 août 2025
Distribution : Splendor Films
CHIME + CLOUD
Double programme « Kiyoshi Kurosawa » proposé par Havre de Cinéma, dans le cadre des Inédits, et Cannibale Peluche
MARDI 23 SEPTEMBRE 2025 // 20 HEURES
Cinéma Les Arts – 2, rue des Verdiers – Montivilliers
« Du haut de ses quarante-cinq minutes, Chime s’inscrit dans la continuité du travail de Kurosawa de la fin des années 1990/début des années 2000, en particulier Kairo. Mais alors que ce dernier film cherchait dans la réalité de son époque (la large démocratisation d’internet) le déclencheur possible de la fin du monde, Chimereste à cet égard beaucoup plus énigmatique. De quoi ce carillon est-il le nom ? S’agit-il d’une sorte de mal-être urbain se diffusant dans le Japon des années 2020 ? Ou de la frustration d’un homme hanté par les opportunités manquées ? Toutes les interprétations sont possibles et les séquences, loin de se cantonner à proposer une allégorie, nourrissent une série d’expérimentations formelles pour figurer le surgissement inattendu du mal. »
Avec : Masaki Suda, Kotone Furukawa, Daiken Okudaira
Sortie salles : 4 juin 2025
Ryosuke plaque tout pour vivre de la revente en ligne. Mais bientôt, certains clients menaçants resserrent l’étau autour de lui sans qu’il en comprenne les raisons. Son rêve d’indépendance vole en éclats. Dans un Japon hyperconnecté, fuir est impossible. Surtout quand on ignore les règles du jeu.
« L’étrangeté s’installe, grandit à chaque scène, le spectateur en venant même à questionner ses sens – a-t-on vraiment vu cette présence fantomatique dans le bus ? Lorsque Ryosuke plaque Tokyo pour s’installer à la campagne et être revendeur à plein temps, la spirale s’accélère : des clients mécontents s’allient contre lui et tentent de le retrouver… Ainsi, ce qui avait débuté comme un procès à charge du matérialisme, d’un monde du travail abrutissant où les jeunes peinent à trouver leur place et plus largement du capitalisme comme addiction aliénante à la réussite, tourne au cauchemar. »
Belgique – Luxembourg – Italie – France / 2025 / 87 min / Thriller
Suite à la disparition soudaine de sa voisine de chambre, un ancien agent secret, reclus dans un palace de la Côte d’Azur, s’imagine que ses ennemis jurés refont surface. Surtout la redoutable Serpentik, qu’il n’a jamais réussi à démasquer. Oscillant entre présent et passé, il remonte le film de sa vie, au risque de découvrir qu’il n’y tenait pas forcément le meilleur rôle. Et que les diamants sont loin d’être éternels…
« Reflet dans un diamant mort est le quatrième film du duo Hélène Cattet – Bruno Forzani, explorateurs fétichistes des formes les plus excitantes de l’âge d’or du cinéma populaire des années 60 et 70. Après le giallo (dans Amer et L’Étrange couleur des larmes de ton corps) et le polar revu à la sauce spaghetti (“Laissez bronzer les cadavres”), ils sondent ici la mémoire des films d’espionnage sixties, de James Bond et ses copies européennes au Danger : Diabolik ! de Mario Bava. Prenant la forme d’un kaléidoscope, nourri de références à l’Op Art, le film questionne les principes d’hypnose et d’illusion inhérents au cinéma. […] À la fois amoureux et critique, expérimental et ironique (en gros, c’est comme si Satoshi Kon avait réalisé un OSS 117), le film vibre d’une extraordinaire pulsion de vie cinéphile. Les formes passées ne sont pas mortes : si on les regarde sous un nouvel angle, elles peuvent être rediscutées, revivifiées, ressuscitées, et rebondir ainsi à l’infini. »
Belgique – Luxembourg – Italie – France / 2025 / 87 min / Thriller
Réalisation : Hélène Cattet et Bruno Forzani / Production : Kozak Films : Coproduction : Les Films fauves / Dandy Projects / Tobina Films / Savage Film / Be Continued / Scénario : Hélène Cattet et Bruno Forzani / Photographie : Manuel Dacosse / Décors : Laurie Colson / Montage : Bernard Beets
LES CONSPIRATEURS DU PLAISIR
Projection unique présentée par Cannibale Peluche
DIMANCHE 25 MAI 2025 // 18 H – Le Bistrot – 116, avenue René Coty – Le Havre
Entrée libre !
𝐋𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐏𝐈𝐑𝐀𝐓𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐃𝐔 𝐏𝐋𝐀𝐈𝐒𝐈𝐑
[𝚂𝚙𝚒𝚔𝚕𝚎𝚗𝚌𝚒 𝚜𝚕𝚊𝚜𝚝𝚒]
Un film de Jan Švankmajer
République tchèque – Suisse – Royaume-Uni / 1996 / 75 min / Film sans paroles / Comédie surréaliste
Dans un univers grotesque et sombre où la « perversion sexuelle » des protagonistes cache la solitude désespérée de l’homme moderne, six personnages satisfont leurs désirs fétichistes et sadomasochistes après une série de préparatifs bizarres et compliqués. Cuillers, couvercles, rouleaux et planches sont les outils d’une alchimie, et notre corps le creuset d’une grande œuvre sensorielle.
Une comédie noire à propos de gens gouvernés par le seul principe de plaisir. Autrement dit, un film sur la liberté !
« J’ai emprunté le thème à Freud, qui disait qu’en chacun de nous existe un conflit entre le principe de plaisir (anti-social, anticonformiste, et qui nous conduit à suivre librement notre désir, faisant fi des scrupules sociaux) et le principe de réalité (qui est la répression moralisatrice, restrictive et écrasante amenée par la société, l’éducation et l’école). »
Jan Švankmajer
« Quand le cabinet de curiosités de Švankmajer ouvre ses portes, impossible d’en sortir. Le jugement en moins, l’auteur parle de notre plaisir à tous, bien sacré, bien secret et bien à nous, auquel on goûte les fenêtres fermées. On y aperçoit aussi par le trou de la serrure une manière de scruter la gueule de bois de la révolution de velours : se faire du bien pour oublier, se faire du bien pour exister, se retrouver et se perdre. Voilà sans aucun doute le cours de fétichisme (mais aussi de masturbation) le plus cintré et le plus passionnant de l’histoire du cinéma. »
République tchèque – Suisse – Royaume-Uni / 1996 / 89 min / VOSTF / Comédie surréaliste
Réalisation : Jan Švankmajer / Production : Jaromír Kallista, Keith Griffiths, Pierre Assouline / Scénario : Jan Švankmajer / Photographie : Miloslav Spála / Direction artistique : Jan Švankmajer, Eva Svankmajerová / Montage : Marie Zemanová
Animation : Bedrich Glaser, Martin Kublák / Musique : Bambikina (Esther Méndez)
Avec : Petr Meissel (M. Pivoine), Gabriela Wilhelmová (Mme Loubalova), Barbora Hrzánová (la postière), Anna Wetlinská (Mme Mrs. Beltinska), Jirí Lábus (le marchand de journaux), Pavel Nový (Mr. Beltinski)…
Édition : La Traverse, Les Éditions de l’Œil
ACCIDENT DOMESTIQUE
Séance unique en avant-première, présentée par Cannibale Peluche
MARDI 6 MAI 2025 // 20 H 30
Cinéma Les Arts / 2, rue des Verdiers – Montivilliers
María et Jesús, jeunes parents mais déjà un peu vieux couple, décident d’acheter une table basse. Jusqu’ici rien d’anormal. Pourtant, lors de la périlleuse phase de montage de la table, une simple vis manquante transformera bientôt leur existence en un véritable enfer.
« À partir d’une première situation simple et absurde, la dispute d’un couple autour de l’achat d’une table basse, puis d’une deuxième, une vis manquante, Caye Casas livre une comédie noire aux accents gore. Il réussit un huis clos où s’entremêlent tension, gêne et douleur, titillant constamment un rire nerveux tout en refusant les facilités (usage intelligent du hors-champ, relances narratives “éprouvantes”). The Coffee Table [Accident domestique] se rapproche à plus d’un titre du cinéma de son compatriote Álex de la Iglesia (dans la veine du Crime farpait), ce qui n’est pas un mince compliment. Il n’a pas peur de se confronter frontalement à des angoisses contemporaines qui trouvent un écho particulier dans société espagnole […] à travers un langage accessible et rentre-dedans. Sciemment provocateur, il agit moins par inconséquence ou immaturité, que par volonté de créer dialogue et débat. »
Espagne / 2022 / 89 min / VOSTF / Comédie (très) noire / Réalisation : Caye Casas / Production : Norbert Llaràs Carles, Maria José Serra /Scénario : Cristina Borobia, Caye Casas / Photographie : Alberto Morago Muñoz / Décors : Cristina Borobia, Caye Casas / Montage : Caye Casas / Musique : Bambikina (Esther Méndez)
Avec : David Pareja (Jesús), Estefanía de los Santos (María), Josep María Riera (Carlos), Claudia Riera (Cristina), Eduardo Antuña (le vendeur), Gala Flores (la jeune voisine), Cristina Dilla (la vieille voisine)…
Distribution : ESC Films
LA VENGEANCE DE LA SIRÈNE
Séance unique présentée par Cannibale Peluche
JEUDI 17 AVRIL 2025 // 20 H 30
Cinéma Le Studio – 3, rue du Général Sarrail – Le Havre
Un film de Toshiharu Ikeda – Japon / 1984 / 110 min / VOSTF / Thriller
Nouvelle restauration 2K / Inédit en France
La douce et mystique Migiwa Saeki et son grand buveur de mari, Keisuke, travaillent en couple comme pêcheurs dans un petit village de bord de mer. S’opposant avec virulence à un projet immobilier des plus inquiétants et nuisibles, le bouillonnant Keisuke se fera bientôt assassiner pour son insoumission. Laissée pour morte par les tueurs, Migiwa trouve alors refuge parmi les prostituées de l’île de Wakatano, avant d’entamer une terrible vengeance…
« Entre contemplation sous-marine, bercée par la musique de Toshiyuki Honda dont le thème a été pensé comme un requiem jazz pour le personnage de Migiwa, et l’énergie dévastatrice de la colère de son héroïne, en phase avec celle de son réalisateur, le film, n’accusant pas ses quarante ans, constitue un impressionnant et très actuel soulèvement de la mer. Charge enragée contre la nucléarisation du Japon, incroyable attentat contre les forces écocides, “La Vengeance de la sirène” est un film précieux, délicat et extrême à la fois, au croisement du mystique, de l’exploitation, du pinku, du gore, du social, du lyrique… C’est en cela qu’il se positionne au cœur du cinéma d’Ikeda, et que les nombreux miroitements qui le parcourent éclairent toute sa filmographie. »
Avec : Mari Shirato (Migiwa Saeki), Jun Etō (Saeki Keisuke), Kentarō Shimizu (Shōhei Miyamoto), Seiji Miyaguchi (Tatsuo), Junko Miyashita (Natsuko), Yoshirō Aoki (Terumasa Miyamoto), Takashi Kanda (Hanaoka, l’avocat)…
Distribution : Carlotta Films
KILL
Séance présentée par Cannibale Peluche, en partenariat avec Les Ancres Noires
DIMANCHE 16 MARS 2025 // 18H00
LIEU : Le Bistrot
116, avenue René Coty – Le Havre
Tarif : ENTRÉE LIBRE !
Un film de Romain Gary
République fédérale d’Allemagne – France – Espagne – Italie / 1971 / 107 min / VF / Policier
Années 1970, au Pakistan – Kidnappée, Emily Hamilton, femme d’un fonctionnaire d’Interpol, est délivrée par Brad Killian, un justicier solitaire. Ce dernier cherche à exterminer les membres d’un important trafic de drogue et de traite des blanches, ignorant qu’un certain Alan Hamilton fait partie de l’organisation. Emily, quant à elle, sera confrontée à la violence et à la corruption et devra faire face à la vérité concernant son mari.
« Alors que Jules Dassin adapte La Promesse de l’aube, Romain Gary décide de réitérer l’expérience au cinéma avec Kill, également connu sous le titre Police Magnum et même Kill! Kill! Kill! Kill! aux États-Unis. Il confie une fois de plus le rôle principal à sa compagne, Jean Seberg, et la plonge dans une histoire d’espionnage se déroulant au Pakistan. Tous les ingrédients du genre sont réunis : un pays exotique, des faux-semblants, des trahisons, des agents troubles, un aventurier chaud comme la b(r)aise, des poursuites (réglées et exécutées ici par Rémy Julienne), des fusillades, des suspects potentiels… On sent que le réalisateur se fait plaisir en enchaînant volontairement les clichés et Kill peut se voir comme un roman pulp en live action. Si l’on fait fi de certains effets kitsch, pour ne pas dire psychédéliques propres à son époque, Kill est une savoureuse découverte pour les cinéphiles. »
France – Espagne – Italie – République fédérale d’Allemagne / 1971 / 107 min / VF / Policier
Réalisation : Romain Gary
Production : Ilya Salkind, Dieter Geissler, Almos Mezo, Daniel Carillo
Scénario : Romain Gary
Photographie : Edmond Richard
Décors : Enrique Alarcón
Cascades : Rémy Julienne
Montage : Roger Dwyre
Musique : Jacques Chaumont, Berto Pisano
Avec : Stephen Boyd (Brad Killian), Jean Seberg (Emily Hamilton), James Mason (Alan Hamilton), Curd Jürgens (Grueningen), Daniel Emilfork (Mejid), Mauro Parenti (Cremona), José María Caffarel (Algate), Memphis Slim (lui-même), Henri Garcin (l’avocat), Víctor Israel (Baron), Aldo Sambrell (Carcopino)…
République fédérale d’Allemagne – France / 1979 / 107 min / DCP / VF / Fantastique
Au xixe siècle, Jonathan Harker se rend en Transylvanie pour vendre un manoir au comte Dracula. Sur la route, les villageois lui conseillent de rebrousser chemin mais le jeune homme refuse. Au moment de la signature, Dracula aperçoit un portrait de la fiancée de Harker, identique en tous points à sa défunte épouse. Jonathan est fait prisonnier et le comte se rend à Londres pour retrouver la jeune femme.
« Le Nosferatu d’Herzog est donc là, œuvre unique, étonnante, d’une beauté picturale qui éblouit et serre la gorge. Des couleurs qu’on dirait surréelles font frémir les images d’une sorte de délire intérieur. Rien à voir avec le fantastique traditionnel. C’est l’apparition magique, dans notre monde aux frontières rationnelles, d’un autre monde qui n’en connaît pas et où le vampire humanisé, pathétique, souffrant de ne pouvoir jamais mourir et implorant l’amour d’une femme (Klaus Kinski dépasse ici en fascinante étrangeté ses grandes créations précédentes) n’est plus seulement l’esprit du mal, mais l’ange d’une béatitude morbide. »
Jacques Siclier, Le Monde, 19 janvier 1979
𝐍𝐎𝐒𝐅𝐄𝐑𝐀𝐓𝐔, 𝐅𝐀𝐍𝐓Ô𝐌𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐍𝐔𝐈𝐓
[𝙽𝙾𝚂𝙵𝙴𝚁𝙰𝚃𝚄 – 𝙿𝙷𝙰𝙽𝚃𝙾𝙼 𝙳𝙴𝚁 𝙽𝙰𝙲𝙷𝚃]
République fédérale d’Allemagne – France / 1979 / 107 min / DCP / VF / Fantastique
Réalisation : Werner Herzog
Production : Werner Herzog Filmproduktion (München), Gaumont
Scénario : Werner Herzog, d’après le roman Dracula de Bram Stoker et le film Nosferatu, le vampire de Friedrich Wilhelm Murnau
Photographie : Jörg Schmidt-Reitwein
Décors : Henning von Gierke
Montage : Beate Mainka-Jellinghaus
Musique : Popol Vuh, Florian Fricke, Richard Wagner, Charles Gounod, Vokal Ansambl Gordela
Avec : Klaus Kinski (le comte Dracula), Isabelle Adjani (Lucy Harker), Bruno Ganz (Jonathan Harker), Jacques Dufilho (le capitaine), Roland Topor (Renfield), Walter Ladengast (le docteur Van Hesling), Martje Grohmann (Mina)…
Distribution : Gaumont
LA FILLE QUI EN SAVAIT TROP
Séance présentée par Cannibale Peluche, en partenariat avec Les Ancres Noires
JEUDI 23 JANVIER 2025 // 20 H 30
Cinéma Le Studio / 3, rue du Général Sarrail – Le Havre
Jeune Américaine en vacances à Rome, Nora Davis assiste impuissante à un meurtre. Personne ne croyant son témoignage, elle se met à accumuler les indices afin de prouver sa bonne foi. Petit à petit, ce jeu de piste la met sur la voie de la prochaine victime : elle-même…
« Si Bava s’éloigne du fantastique c’est pour mieux modeler, presque malgré lui, un genre à part entière qui fera les grandes heures du cinéma horrifique italien : le giallo. Les fondations stylistiques et thématiques sont ainsi posées dans La ragazza che sapeva Troppo et ce, dès l’un des premiers plans qui voient Nora plongée dans un roman de gare, source d’inspiration littéraire à tout ce courant initié ici. Certains personnages reprochent d’ailleurs à la jeune femme la lecture de ces polars, jugée dangereuse. Œuvre charnière dans la carrière de son auteur et dans l’histoire de l’épouvante transalpine, création d’un véritable langage cinématographique, de procédés narratifs, le long-métrage inaugure un rapport trompeur aux images. »
Production : Massimo De Rita / Scénario : Ennio De Concini, Sergio Corbucci, Eliana de Sabata, Mino Guerrini, Francesco Prosperi, Mario Bava / Photographie : Mario Bava : Direction artistique : Giorgio Giovannini / Montage : Mario Serandrei / Musique : Roberto Nicolosi / Avec : Letícia Román (Nora Davis), John Saxon (Dr Marcello Bassi), Valentina Cortese (Laura Craven-Torrani), Titti Tomaino (l’inspecteur), Luigi Bonos (Albergo Stelletta), Milo Quesada (De Vico), Walter Williams (Dr. Alessi)… / Distribution : Sidonis et Tamasa Distribution